Les vélos à assistance électrique

Les Vélos à Assistance Electrique (VAE) portent aujourd’hui le marché du cycle en France. Plus de 134 000 unités ont ainsi été vendues en 2016, soit une hausse de 34 % par rapport à l’année précédente. L’aide à l’achat offerte par l’Etat, le développement de l’offre et les nombreuses politiques publiques en faveur de la pratique du cycle sont autant de facteurs incitatifs pour se mettre en selle.

Aller plus loin, plus facilement

Plus de 500 000 actifs français vont au travail en vélo, soit 2 % de part modale selon l’INSEE. Ce chiffre peut paraitre faible par rapport au pourcentage de Français utilisant leur voiture au quotidien, mais il pourrait rapidement augmenter. Alors que les actifs utilisent leur vélo pour des liaisons domicile-travail inférieures à quatre kilomètres, l’usage d’un vélo à assistance électrique permet d’augmenter significativement cette distance en réduisant l’effort fourni.

Ces vélos, dont l’autonomie diffère en fonction des capacités de stockage de la batterie, facilitent les grands trajets et permettent de pédaler et de grimper des côtes facilement sans effort supplémentaire. La batterie se recharge aisément sur une prise secteur 220 V.

Un cadre législatif strict

Depuis mars 2014, le Code de la Route désigne les VAE sous le terme « cycle à pédalage assisté ». L’obtention de la norme NF, homologation obligatoire pour la vente, nécessite le respect de trois conditions strictes :

  • Un moteur limité à 250 W de puissance ;
  • Le débrayage automatique du moteur dès lors que le cycliste arrête de pédaler ;
  • La diminution automatique de l’assistance électrique jusqu’à débrayer à partir de 25 km/h.

La loi définit donc rigoureusement l’assistance apportée lors du pédalage, puisque le cycliste doit continuellement pédaler. Si l’une de ces conditions n’est pas respectée, on ne parle alors plus de « vélo à assistance électrique » mais de « vélo électrique ».

Speedbikes : le retour du cyclomoteur

« Vélo à assistance électrique » ou « vélo électrique », les termes sont ressemblants mais ne correspondent pas aux mêmes matériels et aux mêmes exigences. Alors que le premier ne peut dépasser les 25 km/h en vitesse de pointe, le second peut facilement atteindre les 45 km/h et le cycliste n’a plus besoin de pédaler. Pour cette raison, le vélo électrique ou speedbike doit répondre à plusieurs obligations particulières liées à la sécurité.

La vitesse de pointe offerte par le speedbike nécessite un moteur d’une puissance de 500 W, soit le double de ce qui est autorisé pour un vélo à assistance électrique. Considéré comme un véhicule léger de par ses caractéristiques techniques, le vélo électrique doit obligatoirement faire l’objet d’une immatriculation en préfecture et être assuré (alors que la pratique du VAE est couverte par une assurance multirisques), et le conducteur doit également porter un casque. Le non-respect de l’une de ces trois obligations peut être sanctionné par les forces de l’ordre, conformément au Code de la Route.

De plus, les speed bikes ne sont pas autorisés à emprunter les pistes cyclables, contrairement aux vélos à assistance électrique. Il s’agit là d’un point important à prendre en compte lors de l’achat du deux-roues, les collectivités développant massivement des infrastructures cyclables.

Des vélos à assistance électrique pour les professionnels

De plus en plus d’entreprises et de professionnels font le choix de remplacer leurs automobiles par des vélos. Entretien réduit, facilité de stationnement, réduction du stress… Les bénéfices sont autant financiers que sociaux. L’entreprise profite également d’une image valorisée, respectueuse de l’environnement et moderne.

La Poste a fait l’acquisition de plus de 23 000 VAE, au sein de la plus grande flotte électrique au monde. L’entreprise a ainsi remplacé dès 2012 la majorité de ses véhicules et deux-roues motorisés par des modèles électriques, avec un objectif de réduction de 20 % de ses émissions de gaz à effet de serre entre 2008 et 2020.

Un investissement dès 1 500 € et des aides de l’Etat

La mise en place par l’Etat d’une aide à l’acquisition pouvant atteindre 200 euros a activement participé à la promotion des vélos à assistance électrique. Les revendeurs observent également une forte connaissance du dispositif par leurs clients. Ainsi, 15 000 personnes en ont bénéficié en France au cours du premier mois de mise en place.

Cette subvention permet de rendre l’achat d’un VAE plus accessible. Certains modèles sont proposés à moins de 700 euros, il est cependant conseillé de choisir un matériel de qualité qui répondra aux besoins en déplacements quotidiens et qui durera dans le temps. Ainsi les professionnels du cycle préconisent d’investir au minimum 1 500 euros dans cet achat qui pourra dans de nombreux cas réduire l’usage de la voiture personnelle. En France, le prix moyen d’achat d’un vélo à assistance électrique est d’ailleurs de 1 018 euros : les Français ont donc conscience de la nécessité de bien s’équiper.

Les vélos électriques sont proposés à des prix plus élevés, en raison de la puissance du moteur et de la batterie embarquée. Certains speed-bikes sont proposés à partir de 3 200 euros et bénéficient également d’une aide de l’Etat : 250 euros par kilowattheure embarqué, dans la limite de 900 euros ou 27 % du prix d’achat.

Illustrations : droits réservés
[Mise à jour : janvier 2018]

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