Les véhicules électriques en entreprise

Les livraisons des derniers kilomètres sont aujourd’hui sources de nombreuses nuisances : pollution de l’air (un quart des émissions de CO2 émises par les transports est du aux véhicules de livraison) et pollution sonore, congestion routière… Le passage à des modèles électriques et l’installation de nouvelles plateformes de distribution urbaine permettent de réduire ces nuisances.

Les sociétés ont toutes les cartes en main pour engager une transition énergétique et rendre leurs déplacements plus propres.

Les pouvoirs publics favorisent pour leur part le développement d’une logistique du dernier kilomètre plus durable, en mettant en place des politiques incitatives pour encourager les professionnels dans leur démarche responsable.

Des gammes complètes dédiées aux professionnels

Petits modèles urbains, grands utilitaires, véhicules frigorifiques : plusieurs solutions existent pour permettre aux entreprises de se doter de modèles électriques.

Renault a par exemple développé toute une gamme électrique répondant à une multitude d’usages. Le Twizy Cargo s’adapte ainsi parfaitement aux contraintes de la ville grâce à une emprise limitée et permet d’effectuer facilement les petites livraisons. Les utilitaires Kangoo ZE et Master ZE permettent quant à eux de transporter tout le matériel nécessaire aux artisans. Enfin, une version frigorifique de la Zoé est en cours de développement.

Des modes de livraison plus propres pour les derniers kilomètres

De plus en plus de villes mettent en place des Zones à Circulation Restreinte (ZCR) pour interdire l’accès aux véhicules les plus polluants.

L’accompagnement des entreprises par les collectivités est alors nécessaire pour les aider à se convertir à la mobilité électrique : aides financières pour l’achat de véhicules plus propres, mise en place d’infrastructures de recharge dédiées, réglementation incitative...

La ville de Grenoble cherche à favoriser le développement d’une logistique du dernier kilomètre plus respectueuse de l’environnement.

Ainsi, la ZCR « marchandises », en application depuis le 1er janvier 2017, concerne les véhicules utilitaires légers mis en circulation avant le 30 septembre 1997 et les poids lourds mis à la route avant le 30 septembre 2001. Les modèles concernés ne donc peuvent plus accéder au centre-ville élargi de Grenoble du lundi au vendredi, entre 6 heures et 19 heures. Pour accompagner cette mesure, deux plateformes de distribution urbaine ont été installées en entrée de ville, où les camions sont déchargés et les marchandises réexpédiées à bord de véhicules plus propres.

Le concept de « logistique du dernier kilomètre » décrit le dernier maillon de la chaine de livraison d’une marchandise jusqu’au client final. Cette problématique s’est développée avec l’explosion du e-commerce au cours des dernières années. Séquence la plus coûteuse pour l’entreprise dans le processus de livraison, c’est également la plus polluante : la logistique urbaine représente 20 % du trafic motorisé à l’échelle nationale, et émet plus de 25 % des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle de la ville.

La mise en place de centres de distribution des marchandises permet de revoir l’organisation des livraisons sur les derniers kilomètres. Les vélos-cargos et les triporteurs électriques disposent par exemple d’une autonomie et d’un volume utile suffisants pour les petites livraisons, et peuvent stationner facilement.

Electrifier les flottes captives

Les flottes de véhicules d’entreprise peuvent facilement être converties à l’électrique. En effet, l’autonomie des modèles électriques correspondent le plus souvent aux usages et besoins quotidiens des entreprises. Une analyse approfondie de ces derniers permet de s’en assurer avant d’engager une transition conséquente.

Les gestionnaires de flotte se basent sur le coût total d’usage pour mesurer la pertinence économique d’un véhicule électrique par rapport à son équivalent thermique. Deux composants sont à prendre en compte : le prix d’achat, à  peu près égal à celui d’un modèle thermique grâce aux aides de l’Etat, et les coûts d’usage (carburant, assurances et entretien), plus économiques sur le long terme. Comme pour les particuliers, le véhicule électrique devient plus compétitif en entreprise dans la durée : les économies à l’usage permettent de réduire le Total Cost of Ownership (coût total de possession) en compensant la différence de prix à l’achat.

La Poste dispose de la plus grande flotte électrique au monde avec plus de 30 000 unités, des vélos à assistance électrique aux tricycles en passant par des utilitaires légers. Chaque véhicule est ainsi utilisé pour une activité bien précise, et les tournées sont optimisées afin d’éviter au personnel de recharger le véhicule en cours de journée. Le cycle de charge ne s’effectue alors que la nuit, durant les heures creuses.

Des obligations pour les collectivités

Les collectivités territoriales se doivent d’être exemplaires dans leur engagement en faveur de l’environnement. Pour montrer l’exemple, elles doivent répondre à des obligations d’équipement en véhicules à faibles émissions lors du renouvellement de leur flotte pour les parcs de plus de 20 véhicules.

La loi sur la transition énergétique pour la croissance verte a ainsi fixé des objectifs chiffrés, applicables dès aujourd’hui :

De grands projets en cours de développement

L’électromobilité est un domaine en constante évolution, et les véhicules électriques dédiés au transport de marchandises ne font pas exception.

Le constructeur Tesla a ainsi annoncé travailler sur un camion 100 % électrique capable de parcourir de longues distances. Le port de Los Angeles va expérimenter un poids-lourd circulant à l’aide d’une pile à combustible.

Plus proche de nous en Haute-Savoie, un projet d’autoroute électrique est à l’étude dans la Vallée de l’Arve. Les Autoroutes et Tunnel du Mont Blanc imaginent, avec d’autres acteurs impliqués dans le développement de la mobilité électrique, l’installation d’un système d’alimentation électrique en continu : caténaires, induction, rail… Cette solution offrirait une autonomie « illimitée » aux véhicules afin de réduire les émissions de polluants atmosphériques, enjeu majeur dans la vallée.

Illustrations : droits réservés

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