Les téléphériques urbains

Les transports par câble se développent rapidement en France. La législation a évolué en 2015 afin de faire entrer ce mode de transport électrique pourtant ancien au cœur des villes.

Un mode de transport efficace, zéro émission et économique

Les Français sont habitués à voir des cabines de téléphériques principalement en stations de ski : ils vont désormais en voir en ville ! Alors que les plus anciens téléphériques urbains sont en service depuis les années 1910 à Rio de Janeiro, ils ne sont apparus en France qu’en 1934 à Grenoble dans un but touristique. Le premier téléphérique intégré au réseau de transports urbains a été construit en 2016 à Brest.

Le transport par câble offre pourtant de nombreux avantages par rapport aux modes ferrés comme le tramway ou le métro. L’emprise au sol étant limitée aux seuls pylônes, les procédures d’expropriation sont donc plus limitées.

Le téléphérique permet également de traverser les coupures urbaines : infrastructures routières importantes, cours d’eau, nœuds ferroviaires…  ainsi que les forts dénivelés. La construction de lignes de téléphériques permet de s’affranchir de ces obstacles sans avoir à construire des ouvrages d’art coûteux.

Ces avantages permettent de réduire le coût de construction de l’infrastructure et font du téléphérique un mode de transport économique, rentabilisé avec une fréquentation moindre :

  • Téléphérique : 16 millions d’euros/km ;
  • Tramway : entre 22 et 30 millions d’euros/km;
  • Métro : entre 90 et 120 millions d’euros/km.

Du point de vue environnemental, le téléphérique est un mode de transport silencieux, peu consommateur d’espace et zéro émission de polluants à l’usage : il répond ainsi parfaitement aux enjeux de la transition énergétique.

Une législation en évolution

L’un des derniers freins majeurs au développement des téléphériques urbains résidait dans l’interdiction de survoler des habitations. L’ordonnance du 18 novembre 2015 (parue au Journal Officiel le 20 novembre 2016), issue de l’article 52 de la Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, reconnait les avantages du téléphérique et permet désormais d’instaurer une servitude d’utilité publique pour le transport urbain par câble.

Ce texte facilite l’installation de téléphériques en France puisqu’il n’est plus nécessaire d’exproprier les propriétaires installés sur le tracé. A la place, une indemnisation peut être versée lorsque l’installation est jugée peu dommageable pour le propriétaire du terrain survolé et que le point le plus bas de survol est situé au minimum à 10 mètres d’altitude.

Alors que Brest a inauguré son téléphérique dès la promulgation de l’ordonnance, plusieurs projets devraient voir le jour dans les années à venir : Grenoble, Orléans, Créteil et Toulouse.

Des acteurs locaux reconnus

Poma, leader mondial basé en Isère, a été choisi pour la construction du futur téléphérique toulousain. Le projet porte sur la construction d’une ligne de trois kilomètres de long traversant la Garonne et la colline de Pech David.

L’entreprise iséroise innove dans le domaine du transport par câble depuis plus de 50 ans. Poma a ainsi réalisé de nombreux projets à travers le monde : Rio de Janeiro, Le Caire, Paris, New-York…

Illustrations : droits réservés

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